06/01/2009

Final retravaillé









Suivant les conseils qui m'ont été donnés par Joëlle (voir commentaire sur l'article "De retour"), j'ai retravaillé la mise en page. J'ai aussi réduit le nombre de page à un nombre correct pour l'impression (16). La dernière de couverture (tout en haut à gauche) n'est pas encore pensée puisque selon l'assemblage qui aura lieu avec les autres livres elle se retrouvera (peut être) en vis à vis avec la couverture du livre suivant. De même la pagination n'est pas encore présente puisqu'elle sera sûrement commune. Les deux dernières pages présentent du faux texte. Je suis encore en train d'y réfléchir.

04/01/2009

Pour le final










Voilà la première mouture de mon livre final. Un thème "Le quotidien sous surveillance" et deux chapitres "La surveillance surveillée" et "Espèce humaine menacée" (dont il manque encore le texte). Pour l'instant je dépasse le nombre de pages autorisées (16 pages)... Ce que je présente ici sont à chaque fois des doubles-pages.

De retour...


Il s'est passé beaucoup de choses depuis mon dernier article!!

En effet j'ai pu rencontrer la personne qui dirige les caméras de vidéo surveillance de la ville d'Orléans. C'est une personne qui met très vite à l'aise. Elle s'est livrée très facilement sur son travail et son mode de fonctionnement. D'un premier abord très inoffensif, le système de vidéo surveillance s'est révélé au fil de la discussion être une arme répulsive.


Selon lui les caméras sont d'abord utiles pour collecter des informations sur l'état des forêts au sud d'Orléans, pour permettre aux Forces de l'Ordre d'être plus réactives, pour adapter les moyens lors d'une intervention et enfin pour "repousser la délinquance du centre-ville". A ces mots je lui ai donc rétorqué : "les caméras repoussent la délinquance plus loin (dans les quartiers périphériques la plupart du temps). Elles ne règlent donc pas le problème et ne font que le déplacer!"

"- Ce n'est pas mon problème (travail) de gérer la délinquance si elle s'en va dans la ville d'à coté. Moi je travaille à Orléans, je place des caméras à Orléans. Si la ville d'à coté a de la délinquance, elle n'a qu'à placer elle aussi des caméras! [...] Et oui, pour répondre à votre question, s'il y a besoin encore de caméras je suis prêt à en mettre de nouvelles."


Autant dire que la vidéosurveillance a encore de beaux jours devant elle!!!

08/12/2008

Nouveaux essais de visuels



Après avoir produit un travail mis en page de manière rigoureuse, je m'oriente pour ce prochain livre vers des visuels plus sensibles.Voici une première proposition de recto-verso. Jeu de transparence, et de perforation de la feuille (zone sensible au touché).

05/12/2008

Après en avoir discuté

Avant de poursuivre mes recherches et après avoir parler avec Sophie Monville, un état des lieux de mon travail s’impose.
Tout d’abord, je vois reformuler ma thématique, afin d’être plus claire et de bien poser les choses : le quotidien sous surveillance ou l’individu sous contrôle (contrôle externe, mais aussi interne). Mes recherches futures s’appuyeront sur celle-ci.

Ma première phase de recherche a été un repérage qui se veut descriptif d’un système de surveillance. Il amène à une prise de conscience de ce dispositif. La mise en page de cette étape est bonne puisqu’elle donne à voir un récit. Il reste cependant à revoir la graphisme utilisé pour noter les repérages.

Ma deuxième phase pourrait peut-être se construire à partir de textes de philosophes(Deleuze, Foucault « Surveiller et punir »), afin de mieux s’enfoncer dans le dispositif même de surveillance.
Une notion intéressante dans un de mes essais et l’expérimentation du plan gaufré dans du calque. Il donne une vision sensible du parcours ainsi qu’un dessin synthétique extrait d’une observation approfondie. La technique doit être poursuivie.

27/11/2008

Sixième observation


La surveillance surveillée*

Les limitations de sa liberté que le citoyen des pays dits démocratiques est maintenant prêt à accepter sont infiniment plus importantes que celles auxquelles il aurait consenti il y a vingt ans. Il suffit de penser à la manière dont s’est diffusée l’idée que les espaces publics, les places et les rues – ces lieux institutionnels de la liberté et de la démocratie – doivent être constamment surveillés par des caméras.
Un tel environnement n’est pas celui d’une ville, c’est celui d’une prison ! Est-il libre, celui qui se promène dans un espace constamment surveillé ?
Giorgio Agamben, Le gouvernement de l’insécurité, La revue internationale des livres et des idées, n°4, mars-avril 2008 (entretien)

*titre inspiréé "Big Brother Awards, les surveillants surveillés"

22/11/2008
13h34 à 15h09, Orléans
Observation n°6

Parcours pré-établi dans la zone centre-ville d’Orléans.
Observation et repérage des systèmes de surveillance : caméras, patrouilles de police et gendarmerie nationales.



Le parcours a duré de 13h34 à 15h09, soit 90 minutes.
Durant ce laps de temps j’ai vu :

10 voitures de police en patrouille

2 voitures de police en intervention
1 voiture de gendarmerie

1 gendarme à moto

1 fourgon de la gerdarmerie en stationnement

1 dizaine d’agents de
surveillance de la voie publique.
ainsi que :

18 caméras de vidéosurveillance

Ce qui fait une surveillance toutes les 2 à 3 minutes, dans le centre-ville d’Orléans.


25/11/2008

Sous surveillance constante

Je sors dans la rue. Dehors. C’est là que se trouvent les gens. Les autres. Ceux que je ne connais pas et qui ne me connaissent pas. Des gens pressés qui se bousculent, pourtant ici mais déjà ailleurs. Ils suivent leurs trajectoires, vues d’en haut elles se croisent et s’entremêlent mais personne ne se rencontre. Et je suis là moi aussi, un point parmi tant d’autres.

Anonyme.

Je me plais à dire que personne ne sait rien de moi ou ne m’a déjà vue.

Mais la caméra elle si. Elle, elle guette. Elle est là. Elle enregistre tout, tout le temps. Elle, elle sait que je passe souvent par là, que chaque jour je viens ici pour acheter mon pain (sauf le week-end). Celle qui me rend la monnaie le sait aussi, mais elle ne me fait aucun signe qui pourrait me le laisser croire. Service, sourire, rentabilité. Elle aussi est surveillée.

Je tourne dans une autre rue. Ici pas de caméras, mais après quelques pas, une patrouille de police me dépasse. Ce n’est pas moi qu’ils regardent mais ils m’ont vue. Je continue mon chemin.

J’entre dans le grand centre commercial avec toutes ses lumières et ses couleurs qui attirent le regard. Mais à gauche un vigil-pompier, à droite un vigil-costard-lunettes-noires d’un des magasins du centre commercial, en face une caméra, derrière une autre caméra, pour une vision à 360°. Et dans mes oreilles une musique d’ambiance, thème : forêt tropicale (???), pour contrôler mon humeur et ma frénésie d’achat. Je passe sur le conditionnement des rayons de supermarché pour arriver à la caisse. Tapis roulant, bips, codes barres, total, carte d’adhésion, chèque, carte d’identité… et me voilà avec mes deux gros sacs remplis de courses. Caméras devant, derrière, vigils tout autour, vigil-pompier, vigil-costard-lunettes-noires…

Venez à la campagne, y a pas tout ça nous dira-t-on !

Oui mais dans les villages, pas besoin de caméras pour que tout le bourg soit au courant du dernier ragot !