23/10/2008

Protocole

Selon le petit Larousse 2000 :
CORPS n.m. (lat. Corpus)
1. Organisme, partie matérielle de l'être humain.
C'est donc bien de matière dont je vais parler, de l'évolution de cette matière au quotidien, du corps quotidien en opposition au corps sublimé. Je veux mettre en avant que qu'on cache au regard dans les images de corps imaginaires des publicités. Mon protocole s'établit autour de 2 axes : la collecte de matière (poils, ongles...), et l'observation par photographies ou croquis de ce corps. Peut-être cette réflexion autour du corps-quotidien sera-t-elle mise en opposition aux images de corps-magasine prélevées.

volume/couleur de peau/position du corps/résidus/mouvements/défauts/maladies/imperfections/traces des vêtements sur le corps/vieillissement/remise en marche de la machine/rythme/tout ce qui pousse (cheveux, poils, ongles)/états de corps/état de peau/sensations

Sites à voir:
- Annonce d'un colloque du 28 janvier 2008, sur le thème suivant : Le corps au quotidien. Sociologie des expériences corporelles.
http://calenda.revues.org/nouvelle9704.html
- Le CEAQ (Centre d'Études sur l'Actuel et le Quotidien), fondé en 1982 par Michel Maffesoli et Georges Balandier, professeurs à la Sorbonne.
http://www.ceaq-sorbonne.org/node.php?id=1281
http://www.ceaq-sorbonne.org/node.php?id=1281
(article du GRACE, groupe de recherches sur l'anthropologie du Corps et ses enjeux).

22/10/2008

Intentions de projet

CORPS QUOTIDIEN

Après avoir tenté de questionner le quotidien par rapport au 3 postures de base qu'adopte le plus souvent notre corps (assis, debout, couché), je décide de recentrer mes réflexions sur le corps humain.

Je suis une âme et un corps, j'habite ce corps, je suis ce corps, je vis ce corps au quotidien. Je le vois vieillir, se décomposer, sécréter des substances, se recouvrir de poils qu'il me faut enlever, rougir sous la poussée d'un bouton, grossir, sécher... Mais je le vois aussi se dénuder devant le regard de celui que j'aime, frémir sous ses caresses, s'embellir et vibrer.

Qu'est-ce que ce corps quotidien? Ce corps que tour à tour, on déteste et voudrait changer, ou que l'on adore et voudrait garder tel quel toute sa vie?

Ce corps qui n'est pas comme toutes les images sublimées qu'on voit autour de nous, mais qui pourtant mérite qu'on lui porte un intérêt. Ce corps réel qui peut se livrer tout entier et non pas seulement au regard comme les images publicitaires. Ce corps matière que l'on peut toucher, entendre, voir et sentir. Ce corps qui vit.

Je veux parler de la lutte constante entre le corps naturel et le corps artificiel.

J'entends par corps naturel, corps qui transpire, se salie, vieilli ; et corps artificiel, celui qu'on lave, apprête, sublime. Contrairement au point de vue de David Le Breton dans L'adieu au corps, je pense que le corps ne doit pas être voué à disparaitre pour laisser la place à l'esprit mais qu'au contraire sans le corps l'esprit n'est rien. Le corps est ce qui permet de fixer et d'extérioriser notre identité. Montre-toi que je te regarde et je te dirai comment tu vis.

Lectures

Un corps pour soi, chapitre « Le corps dans tous ses états » de Jean-Luc Kaufmann

Il ne faut pas entendre corps au singulier mais plutôt au pluriel.
Le corps est d’abord visible. Il se définit par la peau (frontière intérieur /extérieur), c’est une enveloppe habitée ‘‘L’objet sociologique n’est pas le corps mais les acteurs qui le mobilisent’’ (Roussel, 2003). Et c’est par son apparence corporelle que l’individu se donne à voir à autrui. C’est par ce corps qu’il construit son image sociale, elle-même régie par des normes. L’individu par le regard, l’observation des autres, de leurs postures et l’enregistrement de ses sensations va définir lui-même une norme qui influera sur son aisance corporelle. Cette aisance ainsi que la beauté garantit la normalité de la norme.
Ensuite, il y a le corps sensible (en opposition au coté rationnel de la pensée). Les sens et les sensations captés par le corps influent sur nos choix et donnent l’impression que le corps est au centre de l’identité individuelle.
Pour finir, il ya le corps secret, celui-ci stocke une mémoire infraconsciente qui forment des schèmes infraconscients. Lorsqu’on les incorporent, ils deviennent des modèles et sont la base de notre habitude.

Un corps pour soi, chapitre « Le soi dénudé » de François de Singly

L’individu moderne est constitué de 2 êtres : le soi (ce que nous sommes réellement, être intime), recouvert par l’être social (apparences, habit social, masque que l’on revêt pour se montrer aux autres). Pour trouver la vérité, l’individu cherche à rendre visible son intimité (pour s’assurer qu’elle existe).

L’homme merveilleux, exposition au château de Malbrouk