01/11/2008

Virage à 86 degrés

Je m'ennuie dans mon protocole. Il ne se passe rien et je doute de plus en plus sur le bien fondé de mes choix. Que va apporter mon expérience, comment cela va-t-il se retranscrire dans mon livre ?

J'ai donc décidé de recentrer mes réflexions sur l'identité ? Qui suis-je ? Qui est-on vraiment ? Comment peut-on être soi même au quotidien ? Qu'est ce qui constitue notre identité quotidienne ? Notre identité dépend-elle de nous ou des autres ?

27/10/2008

Jour 1



27/10, 14h00

Figurine-témoin réalisée.

Tissu très blanc, traits noirs en ordre. Odeur de tissu. Fixée à mon poignet gauche.

26/10/2008

Le temps qui passe

Suite à la discussion de vendredi dernier avec Joëlle Labiche, j’ai pris plusieurs décisions.

Je précise mon axe de recherche. Je continue d’observer l’évolution de mon corps au quotidien, mais plus précisément par rapport au temps qui passe. J’aborderai donc les thèmes suivants : le vieillissement, l’altération (de la chair, des sens…) et la salissure.

Pour pouvoir observer ses changements sur un corps, il faudrait pouvoir l’observer sur un temps très long. Ne pouvant pas me le permettre j’ai décidé de transférer mes observations sur une figurine de tissu qui symboliserait le corps. C’est en quelque sorte un objet témoin qui servira à capter les traces, garder l’empreinte du quotidien et matérialiser le temps qui passe.
Je choisis de la réaliser en tissus blanc avec seulement quelque détails anatomiques (poils, cheveux, visage, seins, nombril), le but n’est pas d’être réaliste mais évocateur.

Première phase : l’observation.
Je décide de fixer cette figurine à mon poignet (la main est la partie du corps qui reçoit le plus les traces de ce que l’on fait au quotidien). Je recopie l’action de l’enfant qui traine son doudou partout où il va. Pendant 2 semaines je vais donc porter cette figurine sans jamais la laver. Chaque jour je prendrai une photographie attestant de son état du jour, que je daterai et à laquelle j’ajouterai mes observations (visuelle et olfactives).

Par rapport à la vision du corps que je vais donner, je pars sur la base du constat. Je ne veux ni tomber dans l’horrible, ni le sublime.